Un hiver chargé en animations : l’agenda des plaisirs du mois de janvier.

Le vendredi 17 janvier, à partir de 18h, vernissage de l’exposition du collectif Yum-YUm à l’occasion de la sortie de leur premier livre en sérigraphie. L’exposition sera visible jusqu’au 13 février.

Le mercredi 22 janvier, à partir de 18h30 : rencontre avec Pierre Bailly et Céline Fraipont, à l’occasion de la sortie dans la collection Ecritures, chez Casterman, du Muret.  Attention : ceci n’est pas une nouvelle aventure de Petit Poilu !!!!! Plutôt de sa grande sœur… Voici ce qu’en dit leur éditeur : « À coup de presque riens, de petites touches impressionnistes tirées du quotidien en apparence le plus ordinaire, Fraipont et Bailly brossent un très touchant portrait d’adolescente. Le portrait d’une solitude aussi, pleine d’hésitations, de fêlures et d’incertitudes, qui résonnera comme une musique familière et mélancolique pour bien des lecteurs d’aujourd’hui. »

Le jeudi 23 janvier, à 18h30 : Frédéric Saenen nous fera découvrir les bijoux indiscrets, rares et précieux de la littérature érotique

Le mercredi 29 janvier, à 18h30 : c’était notre première rencontre rue Sébastien Laruelle ! Nous avons le plaisir de re-recevoir Robert Glory pour la sortie de son livre Quelque part, là-bas aux éditions Edilivre.

Le jeudi 30 janvier, à 18h30 : entretien avec Véronique de Keyser, à l’occasion de la sortie de son livre Palestine, la trahison européenne, un livre naît de ses dialogues avec Stéphane Hessel. Ensemble, ils ont voulu faire part de leur indignation face à la démission des institutions européennes en direction de la Palestine.

Et retenez déjà la date du dimanche 23 février, à 15h : nous avons l’honneur de recevoir, dans le cadre de « Littérature, jazz et politique », le génialissime Johnathan Coe. Ça se passera au MNEMA.


Un prix qui vaut son prix!

Dans les bonnes résolutions des libraires de Livre aux Trésors, il y a : poster plus de chroniques sur le blog… On remercie Olivier qui nous fait partager son enthousiasme pour le livre de Toine Heijmans, En mer, paru en septembre chez Bourgois.

N’y allons pas par quatre chemins, le premier roman de cet écrivain néerlandais de 40 ans est une réussite totale. Il fut à juste titre récompensé par le prix Médicis étranger 2013.

Las de sa vie de bureau, Donald fait une pause et décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du nord. Il arrive à convaincre sa femme de laisser leur fille de 7 ans l’accompagner pour la dernière traversée qui doit le ramener du Danemark jusqu’à la maison. Deux jours de douce complicité entre un père et sa fille, un voyage tranquille, idyllique, sur une mer étale et bienveillante.

Mais, la seconde nuit, alors que des nuages s’amoncellent et que la houle grossit, l’esprit de Donald, engourdi, vagabonde dangereusement. Les sens, émoussés par une longue veille, perçoivent-ils encore correctement la réalité qui l’entoure ? Quand il constate que sa fille n’est plus dans son lit, la panique s’empare de lui.

Alors la tension monte, inexorablement, et notre cœur de lecteur se serre, de plus en plus, jusqu’à manquer exploser, et l’on se dit, avec Donald, ce n’est pas vrai, ça ne peut pas arriver, ça ne peut pas !

Ce formidable roman joue parfaitement avec nos nerfs, mais touche aussi notre intelligence et notre sensibilité en décrivant subtilement les stratégies d’un mari et d’un père pour retrouver assurance dans la vie et dignité.